Dette publique, coupes budgétaires et retraites: la grande escroquerie.
Parmi les contributions envoyées par ici, beaucoup convergent dns le même sens. De l'argent, il y en a! Et si les possédants demandent encore aux pauvres de se serrer la ceinture pendant qu'ils font bombance, c'est que des pauvres, comparés aux riches, il y en a vraiment plein!
Mais où est passé la caisse?!
9,3%, un hold-up géant
Depuis le début des années 80, la part des salaires dans le PIB de la France a baissé de 9,3%. Qui sont partis dans la poche du Capital. Ces 9,3% équivalent à plus de 150 milliards d’€ : soit une douzaine de fois le trou de la Sécu ! Un hold-up géant, renouvelé chaque année, au détriment des salariés.
Ce chiffre, 9,3 %, suffit à contester toutes les « réformes » en cours : allongement de la durée de cotisations pour les retraites, salaires qui stagnent depuis vingt ans, mise en place de la franchise médicale... Car toutes ces mesures ont un dénominateur commun : gratter encore quelques avantages aux salariés. Tandis que la question du partage des richesses n’est jamais posée... Écouter le reportage de François Ruffin pour Là-bas si j'y suis.
Un hold-up géant: le film, cliquer ici.
Fakir hors-série: le hold-up tranquille, cliquer là.
Théatre: un hold-up géant, c'est par là!
La dette publique, ou la reconquista des possédants.
Ainsi, il y a un « problème de dette publique ». Mais au fait, d’où vient-il ?... Ça n’est pas le genre de question que les promoteurs du thème aiment spécialement à poser : le fait, ou plutôt l’affirmation d’un supposé fait, leur suffit puisqu’il n’est besoin de rien d’autre à leurs yeux pour justifier d’avoir à faire quelques progrès supplémentaires dans le démantèlement de l’État social. Paradoxalement, la situation présente leur est à la fois la plus favorable et la plus délicate. La plus favorable puisque l’explosion en deux ans des dettes publiques est pour le coup incontestable et semble préparer idéalement les coupes les plus claires. La plus délicate car, par la même occasion, elle rend irrésistible la question des origines. Et la gêne qui ne peut manquer de s’en suivre...
... L'article entier de Frédéric Lordon, pêché sur un des blog du Diplo par Cyril, c'est par ici.