Repaire Barcelonais n°1 - 06.11.2009

Publicado en por djibi



Compte-rendu du 1er Café-repaire Barcelonais

6 novembre 2009 - Teteria Malea

 

Lancer une bouteille à la mer.

J'ai eu l'impression de faire ça en donnant rendez-vous à d'hypothétiques auditeurs de “Là-bas si j'y suis” à Barcelone. Pourtant, il y avait cette évidence que si un gabatxo lambda écoutait “Là-bas”, il devait bien y avoir ici d'autres auditeurs assidus parmi les 125 000 français qui résident paraît-il à Barcelone.

En arrivant à la Teteria Malea, j'ai compris que je ne m'étais pas trompé. Il y avait déjà cinq personnes attablées sur la grande table du fond. Petit à petit, les gens sont arrivés, Barcelonais depuis peu ou de longue date. Français, Colombiens, Californienne, catalans, auditeurs de la dernière averse, vieil AMG des neiges d'antan, couples mixtes, exilé nostalgique de certaines valeurs françaises, voyageurs... 25 personnes selon la police. La magnifique diversité des “repairés” m'a cloué un sourire au bec pendant plus de trois heures. 

De quoi on a causé?

Le thème, proposé unilatéralement par ma pomme, c'était “Ré-inventer les réseaux sociaux de lutte et de solidarité à Barcelone, pour une action citoyenne.” Disons que c'est mon envie depuis que je suis là. Connaître et comprendre les mouvements sociaux dans mon nouveau pays, la Catalogne Sud.

C'était bien trop général comme thème. Mais ça nous a permis de faire un premier tour d'horizon des attentes des AMG neo-catalans.

Que fait-on dans un café repaire à l'étranger?

Eh oui! L'émission n'est même pas diffusée ici. On l'écoute malgré tout, par internet, par satellite, en podcast, en mp3, on se débrouille. Alors, on est là pour quoi? Pour échanger des idées, des expériences, des connaissances? Commenter l'actualité citoyenne? Faire la révolution? Se retrouver entre francophones conscients et engagés? Euh, bah... un peu de tout ça, on dirait.

On parle déjà de penser global, agir local, d'antiglobalisation, d'indépendantisme catalan, des manifs de droite en France, d'actions directes, de Chomsky et Cie, de “Volem rien foutre al pais” et des réseaux de militance citoyenne, des ateneus, etc.

En tout cas, pas question d'en faire un repaire d'expatriés auto-suffisants. On veut être le plus ouverts possible au milieu qui nous entoure! La question de la langue est secondaire. Tout le monde ici parle au moins castillan. C'est déjà un bon début. 

Le lieu est petit pour autant de monde. La prochaine fois, on essaiera de trouver un lieu plus grand, où on pourra mieux s'entendre.

Merci beaucoup à La Teteria Malea pour leur accueil et leur patience.

A bientôt!

Gabriel

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